Jean-François MILLET
(1814-1875)
biographie

1814

Né le 4 octobre à Gruchy, hameau côtier de la commune de Gréville
la Hague, dans le département de la Manche. Ses parents sont de petits
propriétaires terriens et il est l'aîné de huit enfants.


1835

Travaille le dessin à Cherbourg avec Du Mouchel (dit Mouchel), puis
Théophile Langlois de Chèvreville, élève du baron Antoine Jean Gros.
Mort de son père.


1837

Part à Paris. S’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts grâce à une bourse de
la ville de Cherbourg.

1841

Mariage avec Pauline-Virginie Ono, fille d’un tailleur. Séjour à Paris.

1843

Refusé au Salon.

1844

Pauline-Virginie Ono meurt le 21 avril.

1845

Part pour Le Havre avec Catherine Lemaire, sa nouvelle compagne
.

1846

Rencontre avec Constant Troyon et Narcisse Diaz de la Pena.
Deux marchands de tableaux, Durand-Ruel et Des Forges, lui achètent
quelques œuvres.

Naissance de son premier enfant, Marie. Huit autres suivront :
Louise (1847), Jean-François, dit François (1849),
Marguerite (1850), Emilie (1856), Charles (1857), Jeanne (1859),
Georges (1861) et Marianne (1863).

1847

Rencontre avec Alfred Sensier, chef du bureau des Musées,
puis fonctionnaire au Ministère de l'Intérieur. Sensier deviendra
son mentor, son courtier et son biographe.

Millet est entouré de Républicains mais on ignore sa position
à l'égard de la Révolution de février.

1848

Ledru –Rollin, ministre de l'Intérieur, syndic
de la Ville deParis, lui achète "Le Vanneur".


1849

En compagnie de Charles Jacque, fuyant les turbulences politiques, la vie chère et le choléra,
il part pour Barbizon (Seine-et-Marne).

1850

Expose le Semeur au Salon.

1851

Mort de sa grand-mère.

1853

Mort de sa mère. Epouse civilement Catherine Lemaire.
Rencontre les peintres américains de Boston
(en particulier, W.M. Hunt qui lui achète
les Moissonneurs.)

1854

Millet rompt avec Charles Jacque.

1855

Un paysan greffant un arbre figure à l'Exposition Universelle.

1857

Travaille sur l'Angélus et les Glaneuses.

1859

Termine "l'Angélus", œuvre de commande
qu'il avait laissée en route à l'atelier.

1860

Libéré de ses dettes, Millet entreprend une suite de sujets rustiques et personnels.
Il y associe ses techniques d'atelier, son goût pour
les scènes mythologiques et les images fortes de son enfance.

1863

"L'Homme à la houe". Millet autorise la reproduction et la diffusion de
ce tableau sous forme de cartes postales.
Après plusieurs succès au Salon, il reçoit commande d'une série : les Quatre Saisons.
Une relative aisance lui permet d'acheter des objets de collection,
des sculptures médiévales, des dessins de Delacroix, des gravures
de Rembrandt, des estampes japonaises et des daguerréotypes.

1865

Emile Gavet lui commande des pastels. Millet produit cette année-là
quatre-vingt-dix pastels et dessins.

1866

Voyage à Vichy. Il revient par Clermont et le Mont-Dore.
Il s'entiche des paysages.

1867

Succès à l'Exposition Universelle. Mort de Théodore Rousseau.
Nouveau voyage en Auvergne.

1868

Le 14 août, il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur.

1869

Voyage en Alsace et en Suisse. Il produit - entre autres -
"La Leçon de tricot". Le musée de Marseille acquiert La Bouillie.

1870

Retour à Cherbourg où il reste seize mois.

1871

En novembre, il revient à Barbizon.
"La Becquée" entre au musée de Lille.

1872

La cote de l'artiste monte , poussée par les marchands.
"L'Angélus" est vendu 38.000 francs/or. Les artistes - peintres, sculpteurs et graveurs -
représentent trente pour cent de la population de Barbizon.

1873

Premiers signes d'une grande fatigue physique.
Les migraines – sans doute favorisées par l'emploi d'essence de térébenthine –
et les sciatiques ne lui laissent aucun répit.

1875

Il se marie religieusement le 3 janvier et meurt le 20.
Il est enterré, le 23, aux côtés de Théodore Rousseau, dans le cimetière de Chailly-en-Bière.
Il avait 61 ans.

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