
1814
Né le 4 octobre à Gruchy, hameau côtier de la commune
de Gréville
la Hague, dans le département de la Manche. Ses parents sont de petits
propriétaires terriens et il est l'aîné de huit enfants.
1835
Travaille le dessin à Cherbourg avec Du Mouchel (dit Mouchel), puis
Théophile Langlois de Chèvreville, élève du baron
Antoine Jean Gros.
Mort de son père.
1837
Part à Paris. S’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts
grâce à une bourse de
la ville de Cherbourg.
1841
Mariage avec Pauline-Virginie Ono, fille d’un tailleur. Séjour
à Paris.

1844
Pauline-Virginie Ono meurt le 21 avril.
1845
Part pour Le Havre avec Catherine Lemaire, sa nouvelle compagne.

1846
Rencontre avec Constant Troyon et Narcisse Diaz de la Pena.
Deux marchands de tableaux, Durand-Ruel et Des Forges, lui achètent
quelques œuvres.
Naissance
de son premier enfant, Marie. Huit autres suivront :
Louise (1847), Jean-François, dit François (1849),
Marguerite
(1850), Emilie (1856), Charles (1857), Jeanne (1859),
Georges (1861) et Marianne (1863).
1847
Rencontre
avec Alfred Sensier, chef du bureau des Musées,
puis fonctionnaire au Ministère de l'Intérieur. Sensier deviendra
son mentor, son courtier et son biographe.
Millet
est entouré de Républicains mais on ignore sa position
à l'égard de la Révolution de février.
1848
Ledru
–Rollin, ministre de l'Intérieur, syndic
de la Ville deParis, lui achète "Le Vanneur".

1849
En
compagnie de Charles Jacque, fuyant les turbulences politiques, la vie chère
et le choléra,
il part pour Barbizon (Seine-et-Marne).
1850
Expose le Semeur au Salon.
1851
Mort de sa grand-mère.
1853
Mort
de sa mère. Epouse civilement Catherine Lemaire.
Rencontre les peintres américains de Boston
(en particulier, W.M. Hunt qui lui achète
les Moissonneurs.)
1854
Millet rompt avec Charles Jacque.
1855
Un paysan greffant un arbre figure à l'Exposition Universelle.
1857
Travaille sur l'Angélus et les Glaneuses.
1859
Termine
"l'Angélus", œuvre de commande
qu'il avait laissée en route à l'atelier.

1860
Libéré
de ses dettes, Millet entreprend une suite de sujets rustiques et personnels.
Il y associe ses techniques d'atelier, son goût pour
les scènes mythologiques et les images fortes de son enfance.
1863
"L'Homme
à la houe". Millet autorise la reproduction et la diffusion de
ce tableau sous forme de cartes postales.
Après plusieurs succès au Salon, il reçoit commande d'une
série : les Quatre Saisons.
Une relative aisance lui permet d'acheter des objets de collection,
des sculptures médiévales, des dessins de Delacroix, des gravures
de Rembrandt, des estampes japonaises et des daguerréotypes.
1865
Emile
Gavet lui commande des pastels. Millet produit cette année-là
quatre-vingt-dix pastels et dessins.
1866
Voyage
à Vichy. Il revient par Clermont et le Mont-Dore.
Il s'entiche des paysages.
1867
Succès
à l'Exposition Universelle. Mort de Théodore Rousseau.
Nouveau voyage en Auvergne.
1868
Le 14 août, il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur.
1869
Voyage
en Alsace et en Suisse. Il produit - entre autres -
"La Leçon de tricot". Le musée de Marseille acquiert
La Bouillie.
1870
Retour à Cherbourg où il reste seize mois.
1871
En
novembre, il revient à Barbizon.
"La Becquée" entre au musée de Lille.

1872
La
cote de l'artiste monte , poussée par les marchands.
"L'Angélus" est vendu 38.000 francs/or. Les artistes -
peintres, sculpteurs et graveurs -
représentent trente pour cent de la population de Barbizon.
1873
Premiers
signes d'une grande fatigue physique.
Les migraines – sans doute favorisées par l'emploi d'essence
de térébenthine –
et les sciatiques ne lui laissent aucun répit.
1875
Il se marie religieusement le 3 janvier et meurt le 20.
Il est enterré, le 23, aux côtés de Théodore Rousseau,
dans le cimetière de Chailly-en-Bière.
Il avait 61 ans.
